Plus de deux ans se sont écoulés depuis ma demande de congé de présence parentale. Ce dispositif prenant fin, je tente d’envisager la suite. Mes horaires ne sont pas simples, mais je prends contact avec ma référente RH. Après diverses discussions, je réintègre mon service à mi-temps. Je remercie d’ailleurs mon ancienne RH pour sa patience et ses efforts pour permettre un retour.
Je travaille depuis 2018 pour un groupe de protection sociale, dans sa branche retraite complémentaire dédiée aux entreprises de la culture et des médias. La reprise se passe bien et je n’ai pas trop de difficultés pour me remettre dans le bain.
Tout est identique, pourtant tout semble différent… On a certes changé d’organisation, notamment suite à l’instauration du flex office, mais il ne s’agit pas de cela, en réalité, c’est moi qui ne suis plus tout à fait la même personne. Même les murs blancs racontent une histoire différente. Cette expérience, ce vécu supplémentaire, ce défi, m’a encore transformée.

J’ai appris à regarder l’essentiel.
J’ai appris la vraie patience.
J’ai appris à regarder un monde nouveau.
J’ai appris à collaborer avec des inconnus, même sur des sujets si personnels.
J’ai appris à tout donner à l’autre.
J’ai finalement bien plus appris qu’en travaillant.
Si cette vie d’équilibriste pro/privé est complexe. Cette aspiration à un nouveau souffle, plus incarné, la vie va me l’offrir ou plutôt m’y contraindre. Je décide, pour faciliter notre déménagement en Belgique, de démissionner.
On fait toujours des choix, même quand la vie nous impose des enjeux complexes. Ce lieu traversant, bruyant comme tous les open space, ce retour qui annonçait déjà sa fin.
Un jour, on cesse de se forcer à rester là où l’on ne se sent plus présente.